Ledit forum sera organisé par L’Association Malienne pour la Solidarité et le Développement (AMSD) dont le promoteur est Hamidou A. Diawara.

L’AMSD est une Association humanitaire au service de la Solidarité et du Développement durable au Mali. Elle a un caractère volontaire, apolitique et à but non lucratif. Elle fut créée pour renforcer et pérenniser le volontariat et le développement socio-économique au profit des populations défavorisées. L’Agriculture biologique et écologique est l’un des piliers de l’AMSD qui milite au Mali pour une transition verte et écologique à travers la promotion de l’agriculture biologique et écologique à échelle paysanne et aussi pour une autonomisation semencière à échelle paysanne, en créant des emplois vert au Mali.

Sa vision s’inscrit dans une dynamique de contribuer aux initiatives du Développement Durable au Mali pour l’atteinte des ODD horizon 2030 et aussi la vision du gouvernement Malien à travers le Cadre pour la Relance Economique et le Développement Durable (CREDD 2016-2018), qui a fait de la lutte contre la pauvreté et des inégalités son cheval de bataille.

Les secteurs d’interventions sont l’agriculture durable, développement rural, la lutte contre la pauvreté ; l’immigration, la cohésion sociale et solidarité, l’écocitoyenneté, la Gouvernance locale et développement durable, l’éducation et formation, l’emploi, la jeunesse et sports, l’énergie renouvelable, la biodiversité et l’environnement ; l’environnement et développement durable, la santé et hygiène, souveraineté alimentaire et l’écotourisme, la culture et artisanat.

Les défis et enjeux liés aux objectifs du forum sont articulés autour des points suivants : Assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle d’une population de plus en plus croissante dans un espace économique ouvert et concurrentiel. Les perspectives de croissance démographique, d’urbanisation rapide et les modifications des habitudes de consommation entraîneront une forte demande alimentaire avec une plus grande exigence de diversification et de qualité des produits agricoles et de meilleure accessibilité. Assurer la gestion durable des ressources naturelles dans un contexte de changements climatiques profonds. Il s’agira de développer des stratégies visant la réduction des effets des changements climatiques et de faire en sorte que l’intensification et la modernisation de l’Agriculture soient compatibles avec la préservation de l’environnement et des ressources naturelles pour les générations futures. Il s’agit d’améliorer la productivité agricole et les revenus des populations tout en protégeant l’environnement.

L’AMSD entend ainsi redynamiser l’ensemble des acteurs du monde agricoles et alimentaire du Mali (rurales et urbain) à travers ce forum qui, au-delà de la vision du partage et de la sensibilisation, se propose de mobiliser les populations maliennes autour d’un idéal commun de développement agricole durable et harmonieux du Mali. Une Agriculture respectueuse des valeurs humaines qui prend soin de la santé des consommateurs et qui protège la Biodiversité.

L’éveil de consciences des populations locales sur les dangers de la pollution de l’environnement à travers l’utilisation abusive des produits toxiques dans l’Agriculture, des semences OGM avec les risques su la Santé, la Biodiversité et l’Economie locale.

Le but de ce forum est d’informer les populations maliennes sur l’importance d’une alimentation saine, un environnement sain et écologiquement équilibré en vue de promouvoir une Agriculture plus respectueuse des valeurs humaines. Il vise à former 300 à 400 personnes pleines de volonté et disposés à entreprendre dans les domaines de l’agro écologie et de l’Agriculture biologique au Mali, à créer des cadres permanents de concertation entre AMSD, les partenaires pour créer un réseau qui favorisera le partage des compétences sur le plan national et international, à réaliser une foire d’exposition-vente des produits agricoles bio et local, et les produits sous certification SPG en collaboration avec les organisations faitières du monde agricole et les paysannes du Mali.

Le forum s’adresse aux Agriculteurs, aux paysans, aux associations (ONG et organisations faitières), aux collectivités locales, aux structures d’enseignement et de recherche et, de façon générale, à tout citoyen désireux y prendre part à une transition vers une Agriculture plus responsable respectueuse de la Santé de l’Homme, de son environnement et de la souveraineté alimentaire.

 

Un marché bio sera mis en place pour les produits agricoles durables, la soumission des projets agricoles durables innovants aux partenaires pour créer des emplois verts au Mali ; Contribuer à l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD) et la vulgarisation du concept Agriculture durable et écologique Contribuer à la politique de la sécurité et souveraineté alimentaires au Mali.

Pour réussir l’événement plusieurs activités novatrices sont prévues, notamment l’organisation des Conférences de débat, des conférences de presse, des réunions entre l’AMSD et les acteurs du monde agricole, de la société civile et les PTF. Il y aura également des formations, la foire et exposition des produits bio 100% Mali, la campagne médiatique et de sensibilisation pour une alimentation saine et une agriculture durable et écologique et des projections de vidéos. Pour toute information, se référer à monsieur Hamidou A Diawara au contact (+223) 98 05 76 93/ 75 13 58 29

Cyril ADOHOUN

Source: L’Observatoire

A travers un atelier qu’il a organisé le mardi 25 mars dernier au CICB, le ministère du Développement  Rural  a  procédé au lancement de la plateforme nationale d’agriculture écologique et biologique (AEB) au Mali. Cet atelier qui  s’est tenu sous la présidence de Dr Bocary Treta, ministre du Développement Rural  avait pour  but  principal,  la création de la plateforme nationale d’AEB et la mise en place des divers organes de coordination et de gestion du projet-pilote d’Agriculture Ecologique et Biologique au Mali pour la période 2014-2018.

L’agriculture conventionnelle basée sur l’utilisation intensive de produits chimiques de synthèse a montré ses limites au regard de ses effets pervers sur l’environnement, la diversité biologique, la santé humaine et animale. Le rapport EISTAD (Evaluation internationale de sciences et des technologies agricoles au service du développement) expose des effets néfastes de l’agriculture conventionnelle et affirme son incapacité à nourrir la planète.

C’est face à cette situation  que  l’agriculture biologique a été introduite en Afrique et dans la sous- région Ouest-africaine dans les années 1990 et 2000. Essentiellement par les réseaux d’ONG et quelques entreprises privées. Malgré les résultats encourageants obtenus, la portée de l’agriculture biologique et écologique reste limitée et représente encore moins de 1% de la production conventionnelle

Le président de l’APCAM Bakary Togola s’est dit très heureux de cette initiative au Mali. Selon lui, la réussite de ce projet dépend de tout un chacun, pas seulement ceux qui sont concernés.

A l’en croire, dans un pays où il n y a pas d’agriculture, il n y a pas de développement.

« Si on arrive à couvrir tout le territoire malien avec la nourriture, cela diminuera le taux de pauvreté. L’agriculture est indispensable pour  le développement d’un pays. Donc, en tant que président des agriculteurs du Mali,  je lance un appel à tous les dirigeants ainsi qu’à la population  afin qu’ils nous aident pour la bonne réussite de ce projet », a-t-il conclu.

Pour sa part, le ministre Bocary Téreta indiquera que l’initiative vise à institutionnaliser  les principes de l’agriculture biologique et écologique dans les politiques et programmes de développement agricoles des pays d’ici 2020.

Pour lui,  la coopération Suisse pour le Développement (DDC) et la Société Suédoise pour la Conservation de la Nature(SSCN) se sont engagées à soutenir des projets-pilotes de mise en œuvre de l’initiative AEB dans huit pays que sont le Mali, le Bénin, le Sénégal et le Nigeria en Afrique de l’Ouest. Et  le Kenya, l’Uganda, la Tanzanie, et l’Ethiopie, en Afrique de l’Est. Après les études de référence conduites dans les divers pays en 2012 et 2013, la phase opérationnelle du projet financé par la DDC démarre en 2014 pour une durée de cinq ans.

Cet atelier a pour objectifs de présenter le projet initiative AEB approuvé et la contribution de SDC 2014-2018, de clarifier  et spécifier le rôle de l’Initiative- AEB comme une stratégie permettant d’intégrer le concept AEB comme pratiques agricoles s‘appuyant sur le potentiel de la nature dans les systèmes nationaux de production agricole du Mali. Mais aussi, de présenter le cadre de gestion et de coordination de l’initiative AEB (projet 2014-2018), de créer et lancer la plateforme nationale de l’AEB ainsi que les organes de coordination et de gestion au niveau national  à savoir : le comité de pilotage du projet AEB, le choix, la confirmation de l’organisation leader, le choix des partenaires d’exécution thématique par pilier.

   Aoua Traoré

A tout de go, oui ! La culture de l’agriculture biologique est en train de s’insérer dans les mœurs culinaires au Mali. Chez certains particuliers, la donne a changé. On cultive soi-même ses fruits et légumes pour échapper à « la toxicité » de ceux vendus sur le marché. Ceci à cause de la pratique de l’agriculture traditionnelle qui prône l’utilisation d’engrais chimiques, décriée par bon nombre de spécialistes : économiste agricole, médecin, écologiste, etc…

L’agriculture bio est devenue une préoccupation majeure de l’heure. Il s’agit en effet de produire des denrées alimentaires 100% bio, sans produits chimiques ; qui répondent aux normes de santé ; et qui n’ont aucune conséquence sur la vie humaine en termes de consommation. En effet, manger bio implique un mode de culture qui fait appel à des techniques qui respectent l’environnement et les animaux de l’écosystème. Ainsi l’agriculture bio préfère les matières premières naturelles, bannit les engrais, pesticides et tous les autres additifs dangereux pour la santé.

Cultiver bio : Chez soi

Longtemps et encore considérer comme une pratique de la bourgeoisie ou paradoxalement des petits paysans du village, créer son propre potager bio est une alternative qui se présente à beaucoup de gens se souciant de la qualité des produits sur le marché. C’est le cas de Sidiki Danté, un franco-malien, habitant à Kita. Ce comptable à la retraite a décidé de créer son propre potager 100% bio pour contourner les produits  » malsains  » sur le marché :  » Je suis d’abord et avant tout profondément écologiste. Et je me soucis aussi de ma santé corporelle, c’est aujourd’hui la raison pour laquelle j’ai décidé de créer ici ( chez lui ) mon petit potager. J’utilise aucun engrais chimique. Que des engrais organiques ( pour mes carottes ). Les autres poussent par la grâce divine ». Chez M. Danté, on peut apercevoir des tomates, de l’oignon et des carottes. Souvent, il cultive de la salade également. Ecologiste dans l’âme, notre convive, assure que la promotion de cette culture est aussi un engagement à respecter la nature. En effet cette agriculture bio est considérée comme protectrice de la biodiversité, du maintien de la vitalité des sols, de la diminution de la production des gaz à effet de serre, entre autres. Pour ceux qui ne sont pas assez dégourdis, une alternative s’offre à vous.

Cap sur le marché 100% bio à Bamako

Bienvenu chez Sandrine et Samba, dans le quartier de SOTUBA. Chez la famille TEMBELY, tous les samedis matin de 10h à 14h s’ouvre le marché bio de la coopérative LAKANA SENE (agriculture qui protège, en français). Cette coopérative regroupe des agriculteurs bio qui se sont donnés le pari de produire des légumes, fruits, aromates, lait et volailles, 100% bio, dans des conditions respectueuses de l’environnement, sans utilisation d’engrais chimiques,de pesticides chimiques, ni d’OGM.

Ainsi, Sandrine et Samba accueillent chaleureusement ce petit marché biologique, dans la cour de leur concession. On y trouve : des légumes, des fruits et des aromates proposées par la coopérative LAKANA SENE.

Selon, les promoteurs : « La particularité du marché bio de Sotuba, est qu’il est mis en place par un groupe de consommateurs soucieux de manger sain et ce groupe s’élargit de jour en jour. Les consommateurs sont très actifs, ils ont pris part à toutes les étapes du développement du marché ».

En effet, d’autres producteurs sur cette même lancée prennent aussi part à cette initiative. Notamment : Le délicieux pain traditionnel de Menkourou Touré, les confitures gourmandes de Laurent, les huiles traditionnelles produites par UPROBEK.Selon les promoteurs, « Ils ont fixé avec les producteurs un prix juste et équitable pour les produits vendus sur le marché, certains apportent des semences aux producteurs dès qu’ils ont l’occasion de voyager, une véritable complicité entre producteurs et consommateurs ».

Ce qui a également réduit le prix des produits, c’est l’absence d’intermédiaire entre les producteurs qui vendent directement aux consommateurs. Il existe une vraie cohésion et harmonie entre ces groupes de consommateurs et la coopération, pour avoir offrit un prêt solidaire à la coopération pour l’achat d’une moto tricycle pour le transport des produits. C’est aussi cela l’esprit écologiste.

Quoi que…

Dans nos marchés, tout n’est pas non plus à jeter. Les efforts du gouvernement en la matière ne sont pas indéniables. Pour rappel, en octobre 2010, sur recommandation de la conférence des ministres de l’Agriculture du continent, le conseil exécutif de l’Union africaine s’est prononcé en faveur de l’intégration de l’agriculture écologique et biologique aux politiques agricoles. Au Mali, sa mise en œuvre se traduit par les efforts des piliers comme : L’Institut d’Economie Rurale (IER) qui s’occupe du volet recherche ; L’Institut Polytechnique Rural de Formation et de la Recherche Appliquée (IPR/IFRA de Katibougou) qui s’occupe du volet communication et l’information ; Le Réseau Malien pour la Transformation locale du Coton Biologique (REMATRAC BIO) qui porte le volet transformation, La coordination du projet est assurée par l’Association des Organisations de professionnelles paysannes (AOPP).

Aujourd’hui, l’agriculture doit relever le double défi : celui de nourrir une population croissante tout en minimisant son impact sur l’environnement. L’agriculture biologique est souvent proposée comme la voie à adopter pour atteindre ces objectifs. Le monde doit faire face à de nombreux défis, dont la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la pauvreté et la préservation de l’environnement. L’agriculture biologique et écologique s’avère être, aujourd’hui, une alternative prometteuse pour pallier les effets néfastes de l’agriculture conventionnelle.

Aïssata Keïta

Bamako, le 01 Février 2019

©AFRIBONE