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Les faits

Un groupement d’agriculteurs biologiques s’alarme de la volonté d’autres producteurs de fruits et légumes bio d’« industrialiser » la filière en chauffant les cultures sous serre. Les intéressés affirment vouloir simplement répondre à la demande galopante des consommateurs.

Avec l’essor de la demande et des volumes, se pose la question de la définition de l’agriculture biologique. Les fruits et légumes produits en respectant un cahier des charges excluant les produits de synthèse et les OGM doivent-ils aussi être de saison, ou doit-on offrir la possibilité aux agriculteurs labellisés de produire dans des serres chauffées ?

Pour la Fédération nationale des agriculteurs biologiques (Fnab), qui rassemble des acteurs historiques de la filière, produire des fruits et légumes biologiques hors saison serait contraire aux principes même de la bio.

Avec le soutien de la Fondation Nicolas Hulot (FNH), Greenpeace et Réseau action climat, appuyé par une soixantaine de cuisiniers, étoilés ou non, le groupement a lancé en début de semaine une pétition contre « l’industrialisation de la bio », signée jeudi 30 mai par près de 12 000 personnes.

Des tomates bio en hiver, une « aberration environnementale » pour la Fnab

À l’origine de cette colère, le développement « de projets de grande ampleur de légumes bio produits sous serre chauffée », en particulier en Bretagne et dans les Pays de la Loire, explique la Fnab.

Les agriculteurs bio n’avaient jusque-là pas recours à cette pratique, ou de manière très marginale. La FNAB craint « de retrouver sur les étals de la tomate bio française en plein mois de mars. Une aberration gustative, agronomique et environnementale ! », selon sa pétition.

La Fnab entend ainsi convaincre le ministre de l’agriculture Didier Guillaume de « lutter contre l’industrialisation de la bio en limitant le recours au chauffage des serres à la production de plants et au maintien hors gel », d’ici au prochain comité national de l’agriculture bio, prévu le 11 juillet, qui doit trancher sur cette question, une décision déjà reportée à deux reprises.

Des nouveaux acteurs entrent sur le marché

Pour sa part, l’interprofession des fruits et légumes (Interfel) « n’est absolument pas favorable à un système de serres chauffées en agriculture biologique toute l’année. Elle rappelle simplement que le règlement européen autorise le chauffage des serres » en agriculture biologique.

« Pour autant, elle ne s’oppose pas à une évolution possible de ce guide de lecture, dans le respect du cadre communautaire », ajoute-t-elle dans un communiqué. « On est pour des règles qui soient équivalentes dans tous les pays. Il ne faut pas qu’on arrive à une disparition de facto de la production nationale par des contraintes qui feraient qu’effectivement, on ne soit plus compétitifs », a déclaré à l’AFP le président d’Interfel, Laurent Grandin.

« On a les « historiques », dans le développement de la bio, qui ont fait un travail remarquable et ont créé les conditions d’un marché », poursuit Laurent Grandin, pour qui il y a de leur part « une crainte que de nouveaux acteurs, qui utiliseraient des moyens différents, viennent peut-être perturber ce marché ».

Développer l’offre française

Les défenseurs des serres chauffées ont défendu leurs positions en rangs serrés, à l’occasion de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA).

Parmi eux, Georges Guézenoc, agriculteur bio en nord-Finistère, a ainsi évoqué « un marché complètement déficitaire », égrenant la proportion de produits bio importés en circuit long en 2017. Selon l’agence bio, 78 % des tomates, 70 % des concombres et 69 % des courgettes sur les étals français venaient ainsi de l’étranger.

Au-delà d’une explosion des volumes, la Fnab pointe, elle, la pollution engendrée par le chauffage des serres. S’appuyant sur une étude de l’Ademe, une tomate produite sous serre chauffée émettrait, avec 2,2 kg de CO2 par kilo pour un kilo de tomates, 7 fois plus de gaz à effet de serre qu’une tomate produite en France en saison et près de 4 fois plus qu’une tomate importée d’Espagne.

« N’allons pas nous tirer une balle dans le pied »

Cet argument a été contesté par certains producteurs présents mercredi à l’APCA. « Il est hors de question que nous produisions des fraises et des tomates à Noël. On respecte le cycle de vie », a tonné Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France.

« Le consommateur veut des produits origine France, aidons le producteur bio à se développer. N’allons pas nous tirer une balle dans le pied pour permettre à du bio espagnol de rentrer. Le bio espagnol, quand vous l’avez en magasin, il est emballé dans du plastique, je ne sais pas si c’est tellement bio, mais il faut réfléchir par rapport à ça », a-t-il conclu.

Ledit forum sera organisé par L’Association Malienne pour la Solidarité et le Développement (AMSD) dont le promoteur est Hamidou A. Diawara.

L’AMSD est une Association humanitaire au service de la Solidarité et du Développement durable au Mali. Elle a un caractère volontaire, apolitique et à but non lucratif. Elle fut créée pour renforcer et pérenniser le volontariat et le développement socio-économique au profit des populations défavorisées. L’Agriculture biologique et écologique est l’un des piliers de l’AMSD qui milite au Mali pour une transition verte et écologique à travers la promotion de l’agriculture biologique et écologique à échelle paysanne et aussi pour une autonomisation semencière à échelle paysanne, en créant des emplois vert au Mali.

Sa vision s’inscrit dans une dynamique de contribuer aux initiatives du Développement Durable au Mali pour l’atteinte des ODD horizon 2030 et aussi la vision du gouvernement Malien à travers le Cadre pour la Relance Economique et le Développement Durable (CREDD 2016-2018), qui a fait de la lutte contre la pauvreté et des inégalités son cheval de bataille.

Les secteurs d’interventions sont l’agriculture durable, développement rural, la lutte contre la pauvreté ; l’immigration, la cohésion sociale et solidarité, l’écocitoyenneté, la Gouvernance locale et développement durable, l’éducation et formation, l’emploi, la jeunesse et sports, l’énergie renouvelable, la biodiversité et l’environnement ; l’environnement et développement durable, la santé et hygiène, souveraineté alimentaire et l’écotourisme, la culture et artisanat.

Les défis et enjeux liés aux objectifs du forum sont articulés autour des points suivants : Assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle d’une population de plus en plus croissante dans un espace économique ouvert et concurrentiel. Les perspectives de croissance démographique, d’urbanisation rapide et les modifications des habitudes de consommation entraîneront une forte demande alimentaire avec une plus grande exigence de diversification et de qualité des produits agricoles et de meilleure accessibilité. Assurer la gestion durable des ressources naturelles dans un contexte de changements climatiques profonds. Il s’agira de développer des stratégies visant la réduction des effets des changements climatiques et de faire en sorte que l’intensification et la modernisation de l’Agriculture soient compatibles avec la préservation de l’environnement et des ressources naturelles pour les générations futures. Il s’agit d’améliorer la productivité agricole et les revenus des populations tout en protégeant l’environnement.

L’AMSD entend ainsi redynamiser l’ensemble des acteurs du monde agricoles et alimentaire du Mali (rurales et urbain) à travers ce forum qui, au-delà de la vision du partage et de la sensibilisation, se propose de mobiliser les populations maliennes autour d’un idéal commun de développement agricole durable et harmonieux du Mali. Une Agriculture respectueuse des valeurs humaines qui prend soin de la santé des consommateurs et qui protège la Biodiversité.

L’éveil de consciences des populations locales sur les dangers de la pollution de l’environnement à travers l’utilisation abusive des produits toxiques dans l’Agriculture, des semences OGM avec les risques su la Santé, la Biodiversité et l’Economie locale.

Le but de ce forum est d’informer les populations maliennes sur l’importance d’une alimentation saine, un environnement sain et écologiquement équilibré en vue de promouvoir une Agriculture plus respectueuse des valeurs humaines. Il vise à former 300 à 400 personnes pleines de volonté et disposés à entreprendre dans les domaines de l’agro écologie et de l’Agriculture biologique au Mali, à créer des cadres permanents de concertation entre AMSD, les partenaires pour créer un réseau qui favorisera le partage des compétences sur le plan national et international, à réaliser une foire d’exposition-vente des produits agricoles bio et local, et les produits sous certification SPG en collaboration avec les organisations faitières du monde agricole et les paysannes du Mali.

Le forum s’adresse aux Agriculteurs, aux paysans, aux associations (ONG et organisations faitières), aux collectivités locales, aux structures d’enseignement et de recherche et, de façon générale, à tout citoyen désireux y prendre part à une transition vers une Agriculture plus responsable respectueuse de la Santé de l’Homme, de son environnement et de la souveraineté alimentaire.

 

Un marché bio sera mis en place pour les produits agricoles durables, la soumission des projets agricoles durables innovants aux partenaires pour créer des emplois verts au Mali ; Contribuer à l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD) et la vulgarisation du concept Agriculture durable et écologique Contribuer à la politique de la sécurité et souveraineté alimentaires au Mali.

Pour réussir l’événement plusieurs activités novatrices sont prévues, notamment l’organisation des Conférences de débat, des conférences de presse, des réunions entre l’AMSD et les acteurs du monde agricole, de la société civile et les PTF. Il y aura également des formations, la foire et exposition des produits bio 100% Mali, la campagne médiatique et de sensibilisation pour une alimentation saine et une agriculture durable et écologique et des projections de vidéos. Pour toute information, se référer à monsieur Hamidou A Diawara au contact (+223) 98 05 76 93/ 75 13 58 29

Cyril ADOHOUN

Source: L’Observatoire